Dioxyde de titane (E171) : faut-il s'inquiéter ?
En bref : le dioxyde de titane (E171) est un colorant blanc interdit dans les aliments et les compléments alimentaires de l'Union européenne depuis le 7 août 2022. L'Europe n'a pas prouvé qu'il était dangereux pour l'humain. Elle a conclu qu'on ne pouvait plus exclure qu'il abîme l'ADN, et qu'un colorant purement décoratif ne justifiait pas ce doute. Il reste autorisé dans les médicaments (environ 91 000 en Europe), faute de remplaçant aussi efficace, et dans les cosmétiques, dont les dentifrices. Hors d'Europe (États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Australie), les autorités l'ont gardé. Pour vous : inutile de paniquer pour ce que vous avez mangé avant 2022, ne cessez jamais un médicament pour cette raison, et méfiez-vous seulement des bonbons et compléments importés hors de l'Union.
Mis à jour le 16 octobre 2026.
Cet article fait partie de notre série sur les additifs alimentaires. Pour les bases (numéros E, dose journalière admissible, qui décide), lisez d'abord notre article d'introduction.
Le dioxyde de titane, c'est quoi ?
Le dioxyde de titane (formule chimique TiO2) est un minéral blanc, très opaque et très stable. C'est le pigment blanc le plus utilisé au monde : on le trouve dans la peinture, le papier, les plastiques, les crèmes solaires (où il filtre les UV), le dentifrice, les médicaments et, jusqu'en 2022, dans nos aliments.
Dans l'alimentation, il portait le numéro E171. Il n'avait aucune utilité nutritive ou de conservation : il servait seulement à rendre un produit plus blanc ou plus brillant. On le trouvait surtout dans :
- les bonbons, dragées, chewing-gums et décorations de pâtisserie ;
- les glaçages, nappages et certaines sauces blanches ;
- certaines soupes, pâtisseries et biscuits ;
- l'enrobage des compléments alimentaires en gélules ou comprimés.
Sur l'étiquette d'un cosmétique, il apparaît sous le nom CI 77891 ou « titanium dioxide ».
Le vrai sujet : la taille des particules
Le E171 n'est pas une poudre homogène. Une partie de ses grains mesure moins de 100 nanomètres (un nanomètre, c'est un millionième de millimètre) : ce sont des nanoparticules. À cette taille, une substance peut se comporter autrement : elle peut franchir plus facilement certaines barrières du corps et réagir davantage avec les cellules, selon sa forme, son enrobage et la dose. C'est cette fraction « nano » qui a concentré les inquiétudes.
Pourquoi l'Europe l'a interdit
Une alerte venue de France
Tout part d'une étude de l'Institut national de la recherche agronomique (aujourd'hui INRAE), publiée en janvier 2017 dans Scientific Reports (Bettini et al., 2017). Des rats ont reçu du E171 dans leur eau de boisson pendant 100 jours, à raison de 10 mg par kilo de poids et par jour. Résultat : 4 rats exposés sur 11 (près de 40 %) ont développé des lésions précancéreuses dans le côlon, contre aucun des 12 rats témoins, et des lésions provoquées au préalable ont progressé plus vite. Les chercheurs ont aussi observé des perturbations du système immunitaire de l'intestin.
Les auteurs ont pris soin de préciser que ces résultats ne pouvaient pas être transposés à l'humain. Mais ils ont suffi pour que la France suspende le E171 dans les aliments à partir du 1er janvier 2020.
L'avis de l'EFSA en 2021
L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a réexaminé l'ensemble des études. Dans son avis du 6 mai 2021, elle conclut que le E171 ne peut plus être considéré comme sûr comme additif alimentaire (EFSA FAF Panel, 2021). Ses raisons :
- le E171 est très peu absorbé par l'intestin, mais les particules absorbées peuvent s'accumuler dans l'organisme ;
- certaines études montrent que les particules de TiO2 peuvent provoquer des cassures de l'ADN et des anomalies des chromosomes ;
- les données ne permettent ni de confirmer ni d'écarter ce risque, faute d'études assez complètes sur toutes les tailles de particules.
Le mot clé est génotoxicité : la capacité d'une substance à endommager le matériel génétique. Pour une substance génotoxique, on ne peut pas fixer de dose sans risque. L'EFSA n'a donc pas pu établir de dose journalière admissible (DJA). Sur cette base, la Commission européenne et les États membres ont décidé de retirer son autorisation.
Le calendrier de l'interdiction
- 14 janvier 2022 : la Commission adopte le règlement (UE) 2022/63, qui retire le E171 de la liste des additifs autorisés.
- 7 février 2022 : entrée en vigueur, avec une période de transition de six mois.
- 7 août 2022 : fin de la transition. Les aliments fabriqués avant cette date ont pu rester en rayon jusqu'à leur date de durabilité minimale.
L'interdiction vaut pour tous les aliments, y compris les compléments alimentaires, dans toute l'Union, donc en Belgique. L'AFSCA en contrôle le respect.
Ce que montrent les études
| Constat | Ce que montrent les études | Niveau de preuve |
|---|---|---|
| Lésions précancéreuses dans le côlon | Observées chez le rat (Bettini et al., 2017), pas chez l'humain | Animal |
| Dommages à l'ADN | Observés dans des cellules et chez l'animal, résultats contradictoires selon les particules testées | Laboratoire et animal |
| Passage dans le placenta | Titane retrouvé dans des placentas et dans les premières selles de nouveau-nés ; passage démontré sur placenta isolé (Guillard et al., 2020) | Mesures humaines, sans effet mesuré |
| Effets sur l'intestin et le microbiote | Inflammation, barrière intestinale et bactéries modifiées chez l'animal | Animal |
| Cancer ou maladie chez l'humain | Aucune étude ne l'a montré | Pas de données |
Chez l'animal
Depuis l'étude de 2017, de nombreux travaux chez la souris et le rat ont observé des effets de nanoparticules de TiO2 sur l'intestin : inflammation, perméabilité accrue de la paroi, modification du microbiote, cellules souches intestinales moins efficaces. D'autres études animales ont signalé des effets sur le placenta et le développement du fœtus.
Ces résultats posent question, mais ils ont deux limites. D'abord, beaucoup d'études utilisent des nanoparticules de laboratoire, pas le E171 tel qu'il était vendu, et parfois à des doses élevées. Ensuite, un effet chez le rongeur ne se retrouve pas forcément chez l'humain.
Chez l'humain
En 2020, une équipe de l'INRAE a analysé 22 placentas de mères volontaires et 18 échantillons des premières selles (méconium) de nouveau-nés. Elle a trouvé du titane dans tous les placentas et dans la moitié des méconiums, en partie sous forme de nanoparticules. Sur un placenta isolé et perfusé en laboratoire, elle a montré que des particules de E171 pouvaient passer du côté de la mère vers le côté du fœtus dans ce modèle de laboratoire (Guillard et al., 2020).
C'est une preuve d'exposition, pas une preuve d'effet : l'étude n'a mesuré aucune conséquence sur la santé des bébés. Le titane retrouvé pouvait aussi venir d'autres sources que l'alimentation (dentifrice, médicaments, air).
Il n'existe à ce jour aucune étude montrant que les personnes qui mangeaient plus de E171 ont eu davantage de cancers ou de maladies intestinales. Une telle étude serait d'ailleurs très difficile à mener : personne ne sait combien de E171 il a mangé.
Pourquoi les autres pays ne l'ont pas interdit
L'Europe est restée presque seule. Avec les mêmes études, plusieurs agences ont conclu autrement :
- Royaume-Uni : le comité de toxicologie (COT) a conclu en décembre 2024 qu'un risque lié aux apports alimentaires actuels était peu probable, et que la génotoxicité ne posait probablement pas de problème. Le E171 reste autorisé en Grande-Bretagne (COT, 2024).
- Canada : Santé Canada a conclu en juillet 2022 qu'il n'existait « aucune preuve scientifique concluante » que le dioxyde de titane alimentaire soit préoccupant pour la santé (Health Canada, 2022).
- Australie et Nouvelle-Zélande : l'agence FSANZ estime qu'aucune preuve ne montre que l'exposition alimentaire soit préoccupante (FSANZ, 2025).
- États-Unis : la Food and Drug Administration (FDA) l'autorise toujours, jusqu'à 1 % du poids de l'aliment. Cinq associations, dont le Center for Science in the Public Interest (CSPI), ont demandé son retrait en mars 2023 ; fin 2025, la FDA n'avait pas encore répondu (CSPI, 2025). En Californie, le dioxyde de titane a été retiré des projets de loi de 2023 et 2024 sur les additifs, sous la pression de l'industrie.
Comment expliquer ce désaccord ? Ce n'est pas que l'EFSA a vu des preuves que les autres ont ignorées. C'est une différence de règle :
- l'Europe applique le principe de précaution : si la sécurité n'est plus démontrée, l'autorisation tombe, d'autant plus vite que l'additif n'est pas indispensable ;
- les autres agences demandent plutôt une preuve d'un risque réel aux doses consommées avant de retirer un produit déjà autorisé.
Les deux approches sont défendables. La différence montre surtout que la question n'est pas tranchée scientifiquement.
Et dans les médicaments ?
Le dioxyde de titane reste autorisé dans les médicaments. Il est présent dans environ 91 000 médicaments à usage humain en Europe, surtout dans l'enrobage des comprimés et dans les gélules. Il y joue un vrai rôle : il rend le comprimé opaque, protège le principe actif de la lumière, et permet de distinguer les médicaments entre eux.
Le règlement de 2022 avait prévu un réexamen. L'Agence européenne des médicaments (EMA) a rendu deux avis :
- en 2024, elle a jugé les remplaçants disponibles moins efficaces, et estimé qu'un retrait rapide risquait de provoquer des pénuries ;
- en mars 2025, elle a estimé, sur la base de données limitées, que le risque de cancer lié aux médicaments était négligeable.
Début août 2025, la Commission européenne a confirmé que le dioxyde de titane devait rester autorisé dans les médicaments (Nutritional Outlook, 2025). Les quantités en jeu sont en outre bien plus faibles que celles qu'on pouvait avaler avec des bonbons.
Et dans le dentifrice et les cosmétiques ?
Le dioxyde de titane reste autorisé dans les cosmétiques, sous le nom CI 77891 : dentifrices, rouges à lèvres, fonds de teint, crèmes solaires.
- Sur la peau : aucune étude ne montre de risque, le TiO2 ne traversant pas une peau saine.
- Par la bouche (dentifrice, rouge à lèvres) : en 2024, le comité scientifique européen pour la sécurité des consommateurs (SCCS) a examiné 84 qualités de TiO2. Pour presque toutes, il n'a pas pu exclure un risque pour l'ADN, faute de données suffisantes. Il note que la quantité avalée avec un cosmétique est bien plus faible qu'avec l'ancien E171, et réclame des études, en particulier sur le dentifrice utilisé tous les jours (RIVM, 2024). Certaines qualités pourraient à terme être interdites si les fabricants ne fournissent pas ces données.
- Par inhalation (poudres, sprays) : c'est la voie la plus préoccupante chez l'animal. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) classe le TiO2 « peut-être cancérogène » (groupe 2B) pour cette raison. Les formes nano sont déjà limitées dans les produits qu'on peut respirer. En revanche, la classification européenne du TiO2 en poudre comme « cancérogène par inhalation » a été annulée par la justice européenne ; la Cour de justice l'a confirmé le 1er août 2025. Cette annulation porte sur la méthode de classement : elle ne prouve pas que respirer de la poudre de TiO2 est sans risque.
Pour les enfants qui avalent leur dentifrice, le bon réflexe ne change pas : une petite quantité (un grain de riz avant 3 ans, un petit pois ensuite), et leur apprendre à recracher.
Que faire concrètement ?
Ce que vous avez mangé avant 2022 : pas de raison de vous inquiéter. Aucun effet n'a été démontré chez l'humain, et un éventuel risque dépendrait de la dose et de la durée.
Aujourd'hui, en Belgique : un aliment vendu légalement ne doit plus contenir de E171. Les points de vigilance restent :
- les bonbons et produits importés hors de l'Union (boutiques spécialisées, achats en ligne aux États-Unis ou au Royaume-Uni), où le E171 reste autorisé ;
- les compléments alimentaires achetés sur des sites hors Union ;
- les décorations de pâtisserie très blanches ou nacrées d'origine douteuse.
Lisez l'étiquette : « E171 », « dioxyde de titane » ou « titanium dioxide ». Les fabricants européens l'ont surtout remplacé par du carbonate de calcium (E170), de l'amidon de riz ou d'autres opacifiants.
Médicaments : ne changez rien sans avis médical. Pour un traitement au long cours, vous pouvez demander à votre pharmacien si une version sans dioxyde de titane existe.
Dentifrice et cosmétiques : si vous voulez réduire votre exposition, choisissez des produits sans CI 77891. Ce n'est pas une urgence sanitaire, c'est un choix de prudence. Préférez les crèmes et laits solaires aux sprays et poudres, qu'on risque de respirer.
Femmes enceintes : le passage au placenta est démontré, pas les effets. Pas de raison de s'alarmer, mais c'est une raison de plus d'éviter les produits importés qui en contiennent.
Pour aller plus loin : pourquoi la science hésite
Trois difficultés expliquent qu'on débatte encore du E171 dix ans après les premières alertes.
Le E171 n'est pas une seule substance. La taille des grains, leur forme cristalline et leur enrobage varient d'un fabricant à l'autre. Une étude faite avec des nanoparticules de laboratoire ne dit pas forcément grand-chose du E171 du commerce, et inversement. C'est pour cela que le SCCS a dû examiner 84 qualités différentes.
La génotoxicité est difficile à prouver ou à exclure. Les tests classiques ont été conçus pour des molécules dissoutes, pas pour des particules. Selon la méthode, le même TiO2 peut sembler génotoxique ou non. L'EFSA a jugé les résultats trop incertains pour conclure ; les agences britannique, canadienne et australienne ont jugé les résultats négatifs plus fiables.
L'exposition réelle est mal connue. Combien de E171 un enfant mangeait-il ? Quelle part des particules franchissait l'intestin ? Où s'accumulaient-elles ? Ces chiffres restent des estimations.
Ce que l'interdiction a changé, c'est surtout la question posée. Pour un additif utile (un conservateur qui protège du botulisme, par exemple), on pèse le risque contre le bénéfice. Pour un colorant qui ne sert qu'à l'apparence, le moindre doute sérieux suffit à faire pencher la balance.
Dans les prochains articles de la série : les édulcorants, puis les nitrites, les émulsifiants, le glutamate et les colorants.
Testez-vous
Avertissement
Cet article est une synthèse d'information. Il ne remplace pas l'avis d'un médecin ou d'un pharmacien, en particulier avant de modifier un traitement.
Sources
Bettini, S., Boutet-Robinet, E., Cartier, C., Coméra, C., Gaultier, E., Dupuy, J., Naud, N., Taché, S., Grysan, P., Reguer, S., Thieriet, N., Réfrégiers, M., Thiaudière, D., Cravedi, J.-P., Carrière, M., Audinot, J.-N., Pierre, F. H., Guzylack-Piriou, L., … Houdeau, E. (2017). Food-grade TiO2 impairs intestinal and systemic immune homeostasis, initiates preneoplastic lesions and promotes aberrant crypt development in the rat colon. Scientific Reports, 7, 40373. https://doi.org/10.1038/srep40373
Center for Science in the Public Interest. (2025, 10 décembre). Titanium dioxide hiding in holiday treats, dairy, and more. CSPI. https://www.cspi.org/cspi-news/titanium-dioxide-hiding-holiday-treats-dairy-and-more
Commission européenne. (2022). Règlement (UE) 2022/63 de la Commission du 14 janvier 2022 modifiant les annexes II et III du règlement (CE) n° 1333/2008 en ce qui concerne l'additif alimentaire dioxyde de titane (E 171). EUR-Lex. https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2022/63/oj
Committee on Toxicity of Chemicals in Food, Consumer Products and the Environment. (2024). COT statement on the safety of titanium dioxide (E171) as a food additive: Lay summary. Food Standards Agency. https://cot.food.gov.uk/COT%20Statement%20on%20the%20Safety%20of%20Titanium%20dioxide%20(E171)%20as%20a%20Food%20Additive%20-%20Lay%20Summary
EFSA Panel on Food Additives and Flavourings. (2021). Safety assessment of titanium dioxide (E171) as a food additive. EFSA Journal, 19(5), e06585. https://doi.org/10.2903/j.efsa.2021.6585
Food Standards Australia New Zealand. (2025). Review of titanium dioxide as a food additive. FSANZ. https://www.foodstandards.gov.au/consumer/foodtech/Review-of-titanium-dioxide-as-a-food-additive
Guillard, A., Gaultier, E., Cartier, C., Devoille, L., Noireaux, J., Chevalier, L., Morin, M., Grandin, F., Lacroix, M. Z., Coméra, C., Cazanave, A., de Place, A., Gayrard, V., Bach, V., Chardon, K., Bekhti, N., Adel-Patient, K., Vayssière, C., Fisicaro, P., … Houdeau, E. (2020). Basal Ti level in the human placenta and meconium and evidence of a materno-foetal transfer of food-grade TiO2 nanoparticles in an ex vivo placental perfusion model. Particle and Fibre Toxicology, 17, 51. https://doi.org/10.1186/s12989-020-00381-z
Health Canada. (2022, 14 juillet). Titanium dioxide (TiO2) as a food additive: Current science report. Government of Canada. https://www.canada.ca/en/health-canada/services/food-nutrition/reports-publications/titanium-dioxide-food-additive-science-report.html
INRAE. (2017, 20 janvier). Titanium dioxide: Evidence of its toxicity. INRAE. https://www.inrae.fr/en/news/titanium-dioxide-evidence-its-toxicity
Nutritional Outlook. (2025, 15 août). European Commission confirms titanium dioxide use in medicines following EMA review. https://www.nutritionaloutlook.com/view/european-commission-confirms-titanium-dioxide-use-in-medicines-following-ema-review
RIVM. (2024, 3 octobre). Genotoxicity of titanium dioxide in cosmetics cannot be excluded. RIVM on Advanced Materials. https://www.rivm.nl/en/weblog/genotoxicity-of-titanium-dioxide-in-cosmetics-cannot-be-excluded
Scientific Committee on Consumer Safety. (2024). Scientific advice on titanium dioxide (TiO2) (SCCS/1661/23). Commission européenne. https://health.ec.europa.eu/publications/scientific-advice-titanium-dioxide-tio2-casec-numbers-13463-67-7236-675-5-1317-70-0215-280-1-1317-80_en
Test-Achats. (2026, 10 août). Le dioxyde de titane présent dans les médicaments, les crèmes solaires et les dentifrices est-il sans danger ? https://www.test-achats.be/sante/alimentation-et-nutrition/securite-alimentaire-et-additifs/news/interdiction-dioxyde-de-titane